Bim, dans ma gueule. Accepter d'échouer. Pour me consoler, j'écoute Santigold.















mercredi 28 mars 2012
Par cedille le mercredi 28 mars 2012, 19:43 - daily life
Instantanées, encore.






















Et ma vie en transit, entre Strasbourg et Paris, des rails, des gares, des sacs, des quais, une infinité de kilomètres sous le ciel bleuté.
Comme des gamins, on s'est fait une promesse un peu niaise, J'veux que ce soit comme dans les films, un truc coincé quelque part entre le mélodrame et la romance, intense.
J'apprivoise de nouvelles géographies aux reliefs bien différents.
Il y a le grain de la ville. Je m'y perd, je m'y abandonne.
La ville, immense, grouillante, éblouissante, et moi je suis toute petite. Je marche, avec lui, avec elle, sous le soleil, ou dans la nuit, j'observe les détails, m'attarde sur les murs. C'est joli, c'est graphique, ça mériterais une photo, non? J'ai de la poussière blanche sur les chaussures, les marques de l'herbe imprimées sur les paumes de mes mains, et ma robe à poids se soulève lorsque je marche sur les bouches d'aération.
J'arpente le 9ème, que je commence à connaître par coeur, mon casque sur les oreilles, j'écoute encore les même chansons, celles qui signifient Paris, qui signifient tout ça.
Le grain de la ville, mais le dédale de la peau.
Je m'y perd, et je m'y abandonne. Dans la lumière de fin de journée, quelques reflets dorés infiltrés par les hauts carreaux de la fenêtre viennent dessiner sur nos corps des anamorphoses en mouvement. Et dans la chaleur de ces premiers jours de printemps, la scène me semble délicieusement filmique, le calme après la tempête, nous tenons notre promesse.
mardi 21 février 2012
Par cedille le mardi 21 février 2012, 23:39 - daily life
J'aime photographier avec mon Iphone, j'y retrouve je crois, quelque chose d'un peu archaïque, quelque chose de mes débuts, parpaing compact numérique "so 2004" vous voyez, lorsque les appareils réflex n'étaient pas encore accessibles à toutes les jeunettes se sentant l'âme d'une artiste, et que personne ne savait encore réellement ce qu'était un objectif à focale fixe et à grande ouverture.
Depuis quelques temps, je délaisse donc mon matériel "pro", pour quelque chose de plus spontané, plus simple et décomplexé. C'est juste ça, juste là, la vie sous mes yeux et l'insignifiant quotidien. Regarder et cadrer. Mon vélo, la neige immaculée, un vieux monsieur sur les quais, qui viendra me confier " c'est beau hein? ", oui c'est beau, un rayon de soleil, des expérimentations farfelues, Strasbourg, Paris, les copains, lui, les expos, mes draps, mon chez-moi, des souvenirs, et bien plus encore que tout ça...
























vendredi 20 janvier 2012
Par cedille le vendredi 20 janvier 2012, 23:09 - daily life


































Butane.
Trois ans et demi d'amour, de blague, d'utopie, de fou rire, de bière, de projet, de déception, d'ambition, de vélo, de pizza, d'idée, de jeu, de nous, de vous, de tout ça.
En fait, je crois que je n'arriverais pas à vous décrire tout ça. Souvent, les déclarations, c'est plutôt l'affaire à Céline, qui dans ses élans alcoolisées d'après soirée, nous envoie des déclarations enflammées. " Je vous aime les amis ! ". Moi aussi je vous aime les amis.
J'ai l'impression qu'on est entrain de réaliser un truc, qu'on est entrain de grandir, de changer, de progresser encore, et encore. La blague de jeunes étudiants s'est transformée en utopie, notre utopie est entrain de se réaliser. Le projet semble colossal, le travail à fournir est immense, le temps est long, long, long, tout s'échelonne, mais merde, on y est, on avance, je le vois, on le voit tous, et même si parfois certains n'y croient plus, putain, moi j'y crois. Tout ça pour dire que j'ai conscience de la chance de vous avoir, conscience de la chance de faire partie d'une aventure pareille, et que je suis fière de vous, de vos qualités et de vos défauts, de votre justesse, de votre ambition.
Ce billet est tellement pétri de bons sentiments, façon guimauve dégoulinante que je m'en effraie moi même. Mais bref.
Voilà, Butane.
On montre bien peu de choses au final, mais les projets sont bien là, nos pensées et nos capacités sont complémentaires. On a envie d'un truc, ce truc, un collectif pour la déconne, un studio pour le côté pro, et un café pour l'aventure humaine. Ce café, c'est notre chantier, notre bébé, un truc immense à réaliser avec nos petites mains. Un truc qui doit marcher, dans l'air du temps, simple et chaleureux, créatif, innovant, ouvert, curieux, gourmand. Un lieu vivant, en ébullition permanente, un café cosy pour bruncher le samedi, une ouverture vers les champs du design, des workshops, des invités culinaires, de la créativité, beaucoup de créativité. Notre café, notre lieu, le lieu par excellence, et on y travaille d'arrache-pied.
mercredi 4 janvier 2012
Par cedille le mercredi 4 janvier 2012, 18:50 - daily life
Et pendant ce temps là, je suis une foutue graphiste qui poste des photos sur Instagram.

dimanche 18 décembre 2011
Par cedille le dimanche 18 décembre 2011, 17:57 - daily life
Le samedi c'est raclette et sérigraphie !











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