v u . d ' i ç i

Brindille sautille




Et puis l'oiseau aussi.
Et puis encore youpi.

Parfois je me fais plaisir à voir.


Mulhouse, toujours, encore,




- Vue sur Mulhouse et sa tour de l'Europe, depuis le Rebberg, le quartier bourgeois de la ville perché sur sa colline -

Mulhouse. Voilà presque 6 mois je vis à Mulhouse. Aux dernières nouvelles, je suis toujours en vie, et même pas en complète dépression, comme quoi, on survit ici aussi. Bon ok, j’ai croisé quelques mecs bourrés le soir dans les rues trop désertes du centre ville et je me fais toujours raccompagner chez moi quand je rentre tard, et puis l’autre jour j’ai entendu des cris suspects dans la rue vers 23h. A part ça, rien de bien notable, je croise même moins de p’tits racailloux en une journée à Mulhouse qu’en une journée passée au Corbusier. Bref, les préjugés ont la dent dure et c’est pas demain la veille que l’Alsace aimera Mulhouse.

Mais le problème en fait, (attention, ça va parler d’histoire, d’architecture, d’alsace, et le tout mélangé… bref, c'est pas forcément intéressant pour tout le monde) c’est que tout bonnement, Mulhouse n’est pas une ville alsacienne, mais bien une ville Suisse échouée du mauvais côté de la frontière.
Ici, pas de trace de maisons à colombages symbole de notre chère Alsace, non, rien que des maisons et immeubles de ville de type helvète et c’est sans vous parler du quartier de la porte de Bâle, ou l’ont se croirait réellement chez Basel, notre voisine.
Pour mon projet d’édition, j’ai décidé d’axer mon travail autour de deux thématiques: l’itinéraire dans la ville afin de découvrir tous les quartiers où je n’avais encore jamais mis les pieds et l’architecture hybride que j’ai joliment rebaptisé Archybride (je suis très jeux de mots pourris en ce moment). De mes simples observations, il ressort de l’architecture mulhousienne un incroyable éclectisme, parfois plus malheureux qu’heureux. On peut ainsi trouver en plein centre ville, de beaux immeubles anciens, richement décorés, juxtaposés à de grosses barres bétonnées. Un choc esthétique qui s’explique par l’histoire de la ville, longtemps ville d’Empire, c'est-à-dire indépendante de toute nation, rattachée aux cantons suisses, avant de devenir française pour des raisons économiques en 1792, allemande pendant la guerre, bombardée pendant cette dernière, une grande partie de son centre ville est détruit et reconstruit à la va vite à grand coup d’immondes immeubles au sortir de celle-ci. Hormis cet éclectisme de style et d’époque, la ville est aujourd’hui parsemée de friches industrielles, énormes bâtiments de briques rouges laissés à l’abandon que la ville réhabilite petit à petit en lieux de culture, d’éducation, voir en nouveaux quartiers. Ces friches témoignent du passé industriel de la ville, ce n’est certainement pas pour rien que Mulhouse fut surnommée un temps « la Manchester française » ou encore « la ville aux cents cheminées ».
Voilà, on va s’en arrêter là pour la petite explication, et puis finalement, après toutes ces recherches et ces lectures sur le passé de cette ville, elle m’en deviendrait presque sympathique, oui presque, j’ai bien dit presque…

Bon mis à part ça, je vous laisse avec mes premiers essais graphiques pour la dite édition. Je ne me suis jamais autant éclaté dans ce que je fais je crois.

Matin Chagrin



Mes cheveux sont longs, longs, longs.
Cette fois ci, je n'ai aucune envie de les couper, qu'ils restent longs, longs, longs.



Intimes.

Et j’en reviendrais encore une fois aux mots. Les mots je les ai oubliés et j’en suis très triste. Mais les mots aujourd’hui, on m’a dit qu’ils sont importants. On m’a dit d’écrire avant de créer, écrire sur ce que je pense de ce sujet. Aux beaux arts, les mots sont importants, et ça, j’en suis très contente.

J’ai retourné la question de mes 20ans dans tous les sens, même si à vrai dire je n’ai plus 20ans. J’ai écris plein de choses, que je ne mettrais évidemment pas ici, oui, parce qu’il est bien question du concours d’affiche pour les 20ans de Chaumont. Ce que représente « avoir 20ans » pour moi après tout c’est très personnel. La problématique étant comment représenter quelque chose d’aussi abstrait ?

Je ne sais plus quoi faire de demain, de demain, c'est-à-dire l’an prochain. J’ai une nouvelle fois envie de fuir et de recommencer ailleurs, avec le lot d’angoisses que ça comporte, mais oserais-je encore ? Plus je passe du temps dans cette école, plus je m’y attache, plus je m’attache aux gens et plus je peine à prendre cette décision, pourtant… Et pourtant rien, on verra bien.

Je me demande souvent si j’arriverais un jour à faire le deuil de celle que je ne suis pas. Je culpabilise parfois de ne pas me fondre dans cette masse excentrique et délurée, je culpabilise parfois de bafouiller à chaque instant parce que je suis impressionnée, je culpabilise parfois de décrocher du monde réel et de rester là absente, le regard vide, perdue dans mes pensées, juste à regarder la vie défiler en accéléré, je culpabilise parfois de ne pas savoir être comme il faudrait, je culpabilise parfois de culpabiliser de choses aussi débiles qu’être quelqu’un d’un peu déphasé.

Une tranche de quai s'il vous plait,

Quand Salut rencontre Merci,

Et voila que tout est fini, où peut être que tout ne fait que commencer. Nos affiches seront affichées lors d’un festival de rue, au mois de mai, sur le marché de Mulhouse. Une grande satisfaction pour tous.

J’ai dompté avec simplicité ce graphisme social qui m’effrayait. Une jolie partie de plaisir. L’impacte d’une image est souvent démultipliée par sa sobriété, c’est le théorème de la semaine. Je note. Merci aux intervenants, c’était génial, la soirée d’hier fut géniale, je suis toujours sur mon petit nuage, je vous fais partager tout ça bientôt, en attendant je vous laisse avec mes recherches.

























Note promo-débilo-nombriliste

Vilaine absence. Mais c’est pas ma faute, j’ai passé une semaine absolument éclatante avec mes vieilles copines Angoisse et Hypocondrie. On a fait une fiesta d’enfer, c’était très sympa. Grâce à elles, ça fait 5 jours que j’ai l’impression d’avoir la cage thoracique coincée dans un étau, ce qui est fort agréable vous imaginez bien.
Depuis je me gave de légumes pour tromper mes douleurs psychologiques, ou physiques, je ne sais plus. Rien à voir, c’est du grand n’importe quoi. Je fais n’importe quoi.

Mis à part ça, je vous propose la minute chevilles qui enflent: nous « workshopons » actuellement avec le grand Vincent Perrottet ! C’teuh classe ouais. On travail sur un projet de festival d’affiches dans la ville sur le thème de la rencontre. Je m’amuse beaucoup. Tellement très beaucoup que malgré une journée de 10h, je vais y retourner.
( Pour info pour les strasbourgeois motivés, notre soirée d’expo tranche de quai c’est jeudi soir, et de ce que j’ai pu voir des autres workshop, il risque d’y avoir de très jolies choses. )





Et puis sinon, ça c'est des machins choses que vous risquez de pouvoir acheter bientôt en adhésifs muraux. Et quand j’aurais un moment, je ferais également quelques zozios rigolos…

Délices imaginaires





Nouveau portfolio. Parce que le flash c'est beau mais pas pratique.

Et puis j'ai accumulé plein de nouvelles découvertes à mettre à jour tous les jours par ici!

Milhüsa


Découvrez Gorillaz!


Bon, ça encore ce sont de vieilles photos ( une semaine = vieilles photos ), mais avec un projet d'édition sur l'architecture Mulhousienne, il risque d'y en avoir des photos de Mulhouhouhouse dans les prochains temps.

Et comme vous pouvez le constater, Mulhouse, un dimanche matin à 11H après les fêtes, dans le centre ville, ça ressemble à ça. Oui, je sais, c'est désolant. Je retourne pleurer.

Habitudes



Et comment ils font ceux qui veulent regarder le Grand Journal ET Amélie Poulain?

Dernier oubli




Il est si grisant de ne pas avoir de temps pour le faux, le virtuel, grisant de se laisser emporter par des journées d’instants simples et magiques. La nostalgie des voyages en train m’assaille, j’avais oublié à quel point il était bon de s’évader du stress quotidien, le temps d’un trajet, appuyée à la vitre, croiser à nouveau, des visages autrefois connus, qui me rappèlent que malgré toutes les ruptures, j’habite toujours un peu ici. La gare autrefois si familière, n’est aujourd’hui plus tout à fait mienne, si longtemps que je n’avais plus entrepris ce simple voyage de la sorte, alors c’est avec plaisir que je retrouve mon ancien hall, Paul, son horloge, le bruit des valises à roulettes, son sourire surtout, et ses croissants aux amandes. Noël, son émerveillement de toujours, ses lumières qui brillent à travers toutes les vitres, du train, au tram, à la voiture, des kilomètres, et des kilomètres, pour une impression de fuite constante. Fuir est une chose que je sais merveilleusement bien faire. J’aime fuir. Fuir engourdie par le froid dans les rues de Mulhouse, fuir en courant dans la nuit pour faire quelques courses avant fermeture, fuir dans quelques verres de vin, fuir avec Edouard aux mains d’argent, fuir dans un bain qui fait des bulles, fuir avec lui, fuir au cinéma, fuir à courir encore, après le tram, cette fois, fuir à dormir jusqu’à pas d’heure, fuir à tout ça, toutes ces choses là, communes à toutes et à tous, et puis fuir, c’est surtout ne plus avoir conscience de, ne plus avoir à penser à, ne plus avoir se tracasser pour, et ça, à l’échelle de ma vie, c’est tout de même déjà un putain de progrès. 29 décembre 2008.

Pour 2009, quoi de mieux du bonheur saupoudré de tracas et d’emmerdes ? On ne se refait pas. Manger mieux, faire du sport, cesser de me plaindre, avoir confiance, en moi, en tout, moins dépenser, vaincre ma timidité, avoir du génie, lire plein de romans, apprendre à cuisiner, dire merde une fois pour toute, j’tiendrais pas les paris. Aimer, rire, pleurer, m’énerver, croire, réussir, chanter, bouger, visiter, voyager, crier, rêver, avancer, ça, c’est des super bonnes résolutions ouais.




Cuisine




Tu avais raison, c'est bien mieux sans les chiffres blanc, en fait... ça n'en reste pas moins expérimental.