v u . d ' i ç i

N(u)age




Je nage, au milieu des flots, de l’eau, de mon joli parquet inondé, de la paperasse pour l’assurance, du flot, des flots, de larmes pour papi, de ses mots avoués, de l’encre noir des dossiers imprimés, esad, ensad, erba, à droite, à gauche, je nage dans la nuit étoilée de l’A35 et la lueur blafarde de ses stations service, je nage sous la pluie strasbourgeoise et ses boulevards pavés, je nage dans un nuage de fumée, je nuage avec butane, je m’enfonce dans mon existence subitement révélée, je nage de rage, de cette docilité, de cette passivité, je nage dans mes propres traces, particules éparpillées que je peine à classer, ordonner, un jour en un joli livre, que j’appellerais bêtement « mémoire ». Je nage, ça ne veut rien dire tout compte fait. Je nage, c’est juste une impression autant de délice que de difficulté.

Je ne suis pas une fille docile. Je refuse. Je suis libre. Du moins j’essaie. Et je dis merde

Bon plus sérieusement, j’ai mis en ligne la nouvelle version de mon portfolio, je pense que c’est plus clair comme ça, il manque encore des catégories dans la partie photographie, je peine à les trier par séries. C’est fort probable qu’il reste des bugs, si vous en remarquez, je corrigerais ça.
Mis à part ça vous devez aller sur Data Fabrik, un site qui édite de jolis adhésifs muraux, et même que y’a les stickers des coupains et les miens qui y sont à vendre ! Contente.
Mise à part ça bis, point état des lieux : affiche de pour Chaumont imprimée à la traceuse, ouhh je l’aime cette traceuse, Archybride touche à sa fin, reste les corrections et l’impression, je suis entrain de réaliser un livre avec mes archives disparues de moimoije, j’en suis à 160 pages de textes et de photos, c’est long, très long, et puis j’ai commencé un projet de communication globale pour un festival sur les livres de contes, youpi. Je vous montre ça très vite. En attendant, je pars me ressourcer (ou me bousiller les jambes), une semaine à la montagne : )

(Un zozio pour les murs peut être aussi.)

Youp




Bien évidemment que la St Valentin c'est grotesque. Mais...

Not a number



Ma maison à moi n’a qu’un cloché et je peine toujours beaucoup à la quitter. Savoir que je n’y retournerais plus jamais pour étudier m’attriste. Mon lieu à moi, mon poumon à moi, j’y reviendrais un jour en adulte.
Février, mars et avril, c’est toujours un peu la même rengaine, l’année scolaire bat son plein et mon blog s’essouffle doucement. La faute à pas le temps. Je ne cesse de dresser des to-do liste qui ne semblent jamais diminuer, un véritable cauchemar, imaginez, une to-do liste qui n’en finirais jamais. Travailler. Eternellement. Rayer. Et recommencer.

Nouvelle semaine, nouvelle somme de détails qui me feront sourire du bout des lèvres, qui me laisseront peut être encore une fois, comme un goût amer.

Première "vraie" neige

En boucle.


Et si je déménage, qui viendra se promener dans la neige avec moi, à 1 heure du matin, un dimanche soir, euh, un lundi matin ?

En cette froide fin de janvier, papi et mon chat sont partis main dans la patte, loin d'ici. J'aurais presque envie de croire parfois à la vie au delà. Au delà de nous. Je n'aime pas les enterrements, les enterrements, ça veut dire au revoir, moi je ne veux pas dire au revoir tant qu'ils vivront toujours dans ma tête, dans mes souvenirs. Le jour ou j'aurais oublié, ils mourront. Mais je n'oublierais pas.
Il y a 3 ans et 3 jours, au même âge de 73 ans, grand père, partait.

Et la vie continue.