v u . d ' i ç i

Evadée











Toi, qui, ne, plus.

Ma rue est un théâtre





Mulhouse fête ses quartiers anciens en vert et rouge.
Nous sommes allé réaliser mon projet de scénographie vendredi soir.
Le vendredi soir sur le marché, des gamins jouent au foot. Ça aurait été à prévoir, mais ils ont très vite voulut peindre avec nous.
Un moment de rencontre pour un projet sur le thème de la rencontre. Que demander de plus. J’ai parlé à beaucoup de monde. L’étiquette « étudiant en art » interpelle et pousse au dialogue je crois. Il y a chez les gens beaucoup de respect et de fascination. C’est réciproque.
Les gamins ont fait déborder la peinture, mais ça, on s’en fou, parce que c’est leur festival avant tout.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je suis d’humeur Candide, optimiste, peut être utopiste, voir même carrément bisounours. Bonsoir.



Lyodyssée

Suite et fin de l’Odyssée, au revoir voie ferrée. J’ai aimé Lyon et les lyonnais. Merci. Métro, chaleur, alcool, vélo, ampoules et nuits sonores.

Je vous fais partager nos animations sélectionnées et diffusées pendant ces dernières nuits festives, même si on ne les a pas aperçues… Et puis zéro photo de la jolie scéno, des ombres, des lumières, et des silhouettes qui s’agitent, appareil photo confisqué ! Bouh ! Bande de méchants.


Odyssée





(A 20ans, un jeans tu porteras).


Peut être bien que, une fille de l’est, dans le grand ouest.
Ces 10 jours résonnent, takatak, takatak, takatak, schlakpschhh, le tgv numéro 7268 à destination de… Chaumont, Mulhouse, Paris, Rennes, Bâle et Lyon. Mon entité sillonne les campagnes dorées, au gré des éoliennes et des maisonnettes abandonnées. La danse du wagon me berce, je ne vis plus tout à fait, il n’y a plus aucune notion de temporalité, je semble filer à l’éternité, des heures durant, fuyant le quotidien, découvrant chaque jour de nouveaux lieux jamais encore apprivoisés par mes yeux, je voudrais que cela ne cesse jamais.
Je suis inconstante, mais semble prête à démultiplier la temporalité de mes trajets pour fuir vers un inconnu.
Mes yeux palpitent.

Tu as raison, du bonheur, un truc comme ça.





L'odyssée continue.

Au vert





Dans ma gueule



Face à ma gueule.

Je n'ai jamais su être forte, mais j'ai toujours su prendre ma revanche.

Me serais-je perdue en me trouvant?







La porte se referme et les sanglots m’étranglent, je cherche, l’air, glisse le long du mur et me laisse tomber à terre. Un gros chagrin d’avant, maintenant. L’assise de la chaise n’est pas stable, il y a une fente dans le bois, juste là, ma veste, mon foulard et mon parfum. L’assise se déplace en un grincement sourd. Un peu de plus et elle se moquerait de moi.
La poussière lévite doucement dans la lumière.
Ma gencive n’est plus gonflée, je la mordille délicatement et ressent une douce douleur.
J’ai une sympathie particulière pour ces visages avec qui j’échange parfois, une parole, un sourire, jamais plus, ce sont des relations surnaturelles que le mystère rend palpitantes.
Je suis allée essuyer les vagues noires échouées sous mes paupières, la lumière des toilettes ne s’allume jamais instantanément, je compte, 1, 2, le bout de plastique au centre de l’interrupteur est abîmé, il taquine la peau de mon index droit. Je sors, la porte rouge fait cla-clac.
Je suis appuyée à la barrière, sous mes pieds, le vide, les fougères dansent et ondulent le long de l’eau, un ballet merveilleux que je devrais filmer.
La peinture s’écaille sous mes avant-bras.
Je suis en autarcie.

Derrière chez moi, il y a, les près, la montagne, et ce ciel infiniment rose. Rien que pour ça, j’aime revenir.





Mhh, je n’ai plus très envie d’écrire ici je crois.
Juste qu’on était au musée Tinguely à Bâle, que c’était classe. Que je psychose d’aller à Paris lundi et que je vais voir Bat for Lashes en concert, joie.
Et vous devez aller écouter Lykke Li sur le blog tendance, parce que c’est un peu ma drogue du moment.